Les pensionnaires de ONCE UPON A ME sont encore beaucoup plus surprenants que ce que vous pouvez imaginer ...
 
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 Between sky and clouds. •Libre•

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Madisson L. Winston
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MessageSujet: Between sky and clouds. •Libre•   Jeu 20 Jan - 13:00

• And I, I will be alone
Alone with my secrets,
Regrets, and Lies. •

Une main sur le grillage. La tête levée vers le ciel gris. Le regard vers le nuage blanc.

La journée était calme. Comme les autres. Il était de plus en plus rare que quelqu'un ne cherche Madisson. Accrochée au grillage, elle contemplait le ciel. Ce ciel qui n'annonçait rien d'autre qu'un mauvais temps. Qu'est-ce que ça pouvait lui faire de toute façon ? Perchée sur le haut du bâtiment, sur ce toit, son toit -autoproclamé, certes, elle pensait.

Et la voilà à repenser de nouveau à avant. Son avant. Leur avant. A eux trois. A Arthur, à William. A elle. A eux trois, les inséparables. A eux trois la petite famille. Mais bon, Madisson devait bien se douter que cela ne resterait pas ainsi éternellement. Non, elle le savait. Elle savait que de toute manière, le proverbe "Loin des yeux, loin du coeur" était vrai. Elle en avait perdu un. Elle ne perdrait pas le deuxième. Arthur avait beau être chez les Novices, un jour ou l'autre, il arriverait chez les Fighters. Un jour, ils seront de nouveaux ensembles. Ils pourront rire, encore et encore. Mais la vie était bien injuste. Il en fallait du temps pour passer des Novices à une autre catégorie. Bah qu'importe. Elle pouvait bien attendre. Elle n'avait que ça à faire de toute manière.

La pluie. Enfin elle était là. "Enfin". Ce mot restait bien fade sur le moment. La pluie n'était pas prévue aujourd'hui mais ça, tout le monde le sait : les nuages sont des choses capricieuses. Les gouttes finirent par tomber sur le visage de Maddy, sur son cache-oeil. Sur ses souvenirs. Les gouttes s'écoulèrent tranquillement sur ses joues, comme si cela avait été ses propres larmes. Et elle finirent par tomber sur le sol, sagement, comme si de rien n'était. Alors doucement, la jeune fille se concentra, faisant en sorte que ces gouttes ne tombe plus sur elle. Une sorte de barrière de protection. Oui, c'est con. Elle est conne. Qui ne l'est pas de toute manière ? Qui est-ce qui, une fois dans sa vie ne s'était pas dit ça ? Qui est-ce qui n'avait jamais regretté un geste, une décision ? Qui, en ce monde, n'avait jamais voulu retourner dans le passé ? Voilà qu'elle commençait à faire de la philosophie.

Finalement, elle lâcha le grillage. Elle s'allongea sur le sol humide, n'essayant plus de se protéger de la pluie. Elle regardait le ciel, encore et encore, se prenait des gouttes de temps à autre dans l'oeil, sur le visage. On pouvait la qualifier de folle en ce moment même : elle ne portait qu'un chemisier et une jupe. Par ce temps, c'était presque du suicide. Ou juste de la folie. Tomber malade ? Et alors ? Qu'est-ce qu'elle raterait ? Rien. Parce que depuis son arrivée, les seules choses qui aurait pu l'intéresser un temps soi peu ne sont pas là. Ironie du sort, elle pouvait aller les voir. Mais n'en avait pas envie. Quel indécise, cette fille. Ce n'était pas non plus de sa faute si, en deux ans, elle avait bien changée pour devenir presque méconnaissable. Rien que le niveau physique, on aurait plus dit la fille qui venait d'arriver avec ses seize ans à OUAM ! Et niveau caractère, même pas besoin de réfléchir, ce n'était plus du tout elle. Et encore une fois, ce n'était pas de sa faute. C'était la faute au destin, à ce type qui, tout en haut, perché sur son nuage, osait se faire appeler Dieu. Maddy le savait, il existait pas. Sinon elle ne serait pas là, serait encore avec eux, n'aurait pas à réfléchir sur tout et n'importe quoi pour ne pas devenir folle. La pluie se fit plus forte encore, trempant complètement la jeune fille, la noyant à moitié dans sa mélancolie et sa nostalgie. Ou alors le ciel le faisait exprès, rien que pour elle.

Puis, comme le calme ne durait jamais assez longtemps, il fallait que quelqu'un arrive. En même temps, qui ne voudrait pas venir voir ce magnifique spectacle qu'était le ciel dans toute sa colère ? Bah, du moment qu'il n'embêtait pas Madisson, tout lui allait à elle. Du moment qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait, tout irait bien. Ou pas, tout est relatif.

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Ariel S. Chevalier
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MessageSujet: Re: Between sky and clouds. •Libre•   Jeu 20 Jan - 16:06


• Ariel S. Chevalier • Madisson L. Applewood •


Mais nom de Dieu pourquoi avait-t-il fallu qu’il pleuve ? Pourquoi pile aujourd’hui, hein ? Pourquoi ? Non, en fait, la bonne question c’était : Pourquoi au moment exact où il était dehors, et avait encore un long chemin à parcourir pour atteindre les bâtiments d’OUAM ? Pourtant, au début, tout allait bien. Il s’était approché, lentement, et les grilles s’étaient ouvertes. Enfin, non, pas tout à fait. Elles ne s’étaient pas ouvertes exactement d’elles-mêmes, il avait dû parler à travers un interphone pour ça. Mais il avait fini par entrer sans encombre, et par s’engager d’un bon pas, sans trop se presser, sur le sentier. Il avait pris son temps, les yeux perdus quelque part, on ne savait pas trop où, mais sûrement pas sur les buissons ou les arbres qui ornaient le chemin. Peanuts, par contre, avait ses petits n’oeils fixés sur les arbres, et regardait tout ça avec grand intérêt, se demandant quand il pourrait enfin aller tester cette nouvelle verdure. Lui, il aurait pu avertir son Maître que le ciel était bien trop gris pour être honnête, mais franchement, est-ce qu’un singe se préoccupait de ce genre de choses ? Puis, il avait beau être un animal intelligent, il n’avait pas encore le don de la parole. Inutile, donc. Ariel de son côté, aurait dû s’en rendre compte, de ce ciel menaçant. Mais il était bien trop à l’Ouest pour ça. Aussi, l’averse le surpris totalement. Lançant des insultes au vent qui auraient offusqué bon nombre de gens de bonne famille, il se mit à courir pour échapper aux gouttes d’eau. Attitude assez stupide en soi, mais qui était sûrement plus utile que de rester planté là comme un simple d’esprit à regarder la pluie tomber. Peanuts couina, s’accrochant un peu plus à l’épaule de son propriétaire. Il rentra la tête dans ses épaules et se ramassa sur lui-même, dévoilant légèrement ses babines en signe de mécontentement. Il n’appréciait pas vraiment de se faire mouiller comme ça, par cette eau même pas chaude, et il espérait que son jeune maître se dépêcherait de les mettre au chaud.

Et en effet, Ariel se dépêcha. Franchissant sans s’arrêter les portes vitrées, il traversa le Hall d’une traite et grimpa quatre à quatre les premiers escaliers qu’il trouva. Ce n’est qu’une fois au milieu d’un couloir et à bout de souffle qu’il se stoppa. Le jeune homme fronça les sourcils. Mais. Comment il était-arrivé là exactement ? Il n’avait pensé qu’à échapper à l’averse et…et tout le reste s’était fait un peu, hum, disons « écarter » de son esprit. Résultat des courses, il ne s’était même pas arrêté une fois le Hall atteint. Un vrai bélier. Stupide. Blondinet se gratta l’arrière de la nuque, embêté. Ploc. Ploc. Il baissa les yeux et esquissa une grimace. Il était en train de littéralement inonder le sol et si quelqu’un passait par là, il risquait de se retrouver sur une espèce de patinoire. Une patinoire certes fondue, mais tout aussi glissante. Décidant de sauver cet éventuel malheureux, il se remit en route. Il y allait totalement au hasard, sans du tout savoir où il allait. Il ne pouvait juste que s’étonner de la grandeur des bâtiments. C’est presque comme s’il n’avait pas vu de loin ces derniers pendant un bon moment, comme si on le mettait devant l’œuvre accomplie et qu’il en découvrait tous les détails. Sans trop comprendre comment, il finit par franchir une nouvelle série d’escaliers, puis plusieurs portes, et se retrouva heh bien…Dehors. Encore. Peanuts sursauta, et colla une petite claque sur la joue de Maître avant de sauter prestement de son épaule. Le capucin partit se réfugier juste au seuil de la porte, à l’intérieur. Pas fou, il n’allait pas se faire avoir une deuxième fois : si son propriétaire voulait prendre un bain d’eau froide, il le ferait tout seul, et lui, il attendrait sagement au sec qu’il ait fini. Voilà donc comment Ariel se retrouva, trempé jusqu’aux os, sur le toit d’OUAM, avec sa valise et un air d’extraterrestre incrédule sur le visage.

Oui, il cherchait encore la raison du pourquoi du comment qui expliquait qu’il avait raté le Hall. Il eut quand même la présence d’esprit de repousser d’un coup de pied sa valise à l’intérieur, histoire qu’elle ne se fasse pas trop mouiller. Elle était normalement étanche, mais mieux ne valait pas trop tenter le diable. Peanuts profita d’ailleurs de cette compagne d’infortune pour se faire un perchoir improvisé, duquel il pourrait regarder tranquillement la suite des évènements. Évènements qui n’étaient pas super passionnants pour le moment. En effet, Ariel ne faisait que se gratter la nuque et les cheveux puis par froncer et défroncer les sourcils. Puis, soudain, sans crier gare, il regarda autour de lui et, oh, miracle, il aperçut quelqu’un. Son sauveur ! …Ou pas. La personne semblait un peu morte, et ne bougeait pas d’un cil. Inquiet, le jeune homme blond s’approcha, détaillant rapidement la silhouette de l’inconnu. C’était une fille. Aucun doutes-là-dessus. Pourquoi ? Heh bien, car, heu, son chemisier était trempé et laissait voir comme qui dirait, un truc typiquement féminin. Ariel ouvrit la bouche puis la referma. S’il lui signalait, elle lui donnerait sûrement une baffe, ou pire, en le traitant de pervers. Alors que c’était pas sa faute si ses yeux étaient tombés directement sur ça, tout de même ! Et s’il n’y avait pas fait attention plus tôt, aussi.

Une petite ampoule s’alluma brusquement entre les brumes alcooliques de son esprit et il fit-volteface, se dirigeant droit vers la valise. Il l’ouvrit et en sortit un grand manteau belge, un peu rétro, pas forcément très beau non plus, mais qui avait le mérite de tenir au chaud et d’être imperméable. Il revint ensuite sur le toit et déposa le manteau sur la jeune fille. Il s’était agenouillé pour le faire, et il la fixait maintenant à travers ses lentilles dorées, sans un mot, l’air de se demander quoi dire. Un « Bonjour » aurait été bien. Probablement.

« Un Mentos ? l’interrogea-t-il doucement, le paquet tendu vers elle. »

Ses cheveux blonds dégoulinaient sur la pauvre demoiselle, mais il ne s’en préoccupa pas. Ou ne le remarqua pas. Il n’avait pas dit « Bonjour » non plus. Il avait juste proposé un chewing-gum à la menthe. Alors qu’ils étaient tous les deux gelés. C’était, comment dire, très « percutant » de sa part…

Mais bon, c’était Ariel hein.




Pardon, c'est nase.


Dernière édition par Ariel S. Chevalier le Ven 21 Jan - 19:24, édité 1 fois
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Madisson L. Winston
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MessageSujet: Re: Between sky and clouds. •Libre•   Jeu 20 Jan - 16:51

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Un goutte tomba sur son oeil valide. Elle ouvrit les yeux. Elle voyait un blond. Qu'est-ce qu'il faisait ici lui ? Ne lui avait-on jamais dit qu'il ne fallait pas approcher Madisson lorsqu'elle était sur le toit ? Et puis, ce manteau, qu'est-ce qu'il faisait sur elle ? Est-ce que le calme serait de la famille des nuages : aussi capricieux qu'eux ? Il n'empêchait que pour le moment, la jeune fille avait en face d'elle un garçon qui avait l'air tout à fait crétin -ou perdu, au choix. Non, plutôt crétin. Parce que vouloir proposer un bonbon à la menthe alors qu'elle n'en avait rien à faire, il fallait bien avoir un maximum d'une demi-cervelle.

Soupir lâché. Manteau retiré. Prise de judo appliquée. Voilà que le garçon se retrouvait par terre, le pied de Maddy sur son torse. Et elle n'hésiterait pas à appuyer s'il l'ennuyait trop. Et un talon enfoncé dans la poitrine, ça ne faisait jamais du bien. Elle fusilla du regard l'importun, celui qui avait osé la déranger. Ses cheveux, aussi mouillés que si elle venait de sortir d'une douche, se collait contre sa nuque. Contre sa gorge. Contre ses joues tout aussi trempées. Les gouttes descendirent lentement jusqu'au visage du blondin. C'était à ce moment là que Maddy regrettait que la pluie ne soit pas acide. Qu'elle puisse faire disparaître cette personne dérangeante, cette plaie. Et redonner à ce toit le calme légendaire que toute la pension lui donnait. Mais, comme cette jeune fille s'appelait Madisson, l'acide pouvait très bien venir à elle. Cependant, pourquoi donc se fatiguer à elle en chercher, même mentalement, alors que les gouttes de pluies pouvaient être aussi dangereuses ?
    « Garde ton bonbon. Je n'en veux pas. »
Réponse claire. Réponse rapide. Réponse simple. Et gouttes d'eau qui, grâce à la volonté de Lise, devenaient de fine aiguilles, aussi tranchantes que douloureuses. Pire que le vaccin contre la grippe saisonnière, assurément. Ces milliers de fines gouttes qui n'avaient rien demandé d'autre que de tomber pour recommencer leur cycle indéfiniment se retrouvait planter dans le peau du blondinet. Il n'avait rien fait, mais pour Madisson, la déranger pendant ses moments de calme et de solitude, c'était beaucoup. En gros, il n'avait que ce qu'il méritait. La politique by la jeune fille borgne n'était pas forcément celle que tout le monde appliquait. Pourtant, elle avait l'air d'humeur calme il y a quelques instants. Pourtant, elle avait l'air d'être gentille avant qu'il ne pointe son manteau et son nez. Pourtant, elle ne lui aurait pas fait de mal à ce type. La théorie des personnes bipolaire veut que quand une personne -surtout Madisson- soit embêter, la dite personne réplique quelque chose. Dans ce cas, devrait-elle le laisser agoniser ici ou elle l'aiderait ? C'était à voir avec son humeur dans les prochaines minutes. Et il fallait alors espérer qu'elle sourit. Puisque, comme n'importe quel être humain, ce garçon voulait vivre, non ?

D'ailleurs, elle ne l'avait encore jamais vu dans la pension. Un nouveau ? Ou quelqu'un de chez les Ribirths ? Peu importe.
    « Tu as du cran pour venir ici. »
Dans tous les sens du terme ! Déjà parce qu'il pleuvait. Et pas qu'un peu. Et justement parce qu'il pleuvait, on ne préférait pas approcher Madisson. La preuve, ce garçon en avait fait les frais. Elle retira ses aiguilles et savoura le moment de le voir avec des petits points rouges sur son visage et ses bras. On aurait dit que monsieur avait la varicelle. Bah, se sera toujours mieux que de se faire couper la tête avec de la vodka. Quoi que. S'il était alcoolo, il aimerait peut-être ? Il faudrait alors rajouter l'option masochiste. Bah, tout le monde dans OUAM ! l'était, c'était juste le degré qui changeait. Et ca variait beaucoup. Un pensionnat très homogène, on va dire.
    « Tu as dix secondes pour me dire ce que tu fais sur mon toit. »
Le tout dit avec un regard aussi glacial que la banquise du Pôle Nord. Père Noël, es-tu là ? Un petit garçon perdu aurait besoin de son cadeau en avance : rester en vie.


Désolée, poste qui ne vaut rien ;^;
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Ariel S. Chevalier
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MessageSujet: Re: Between sky and clouds. •Libre•   Ven 21 Jan - 21:06


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Le choc l’avait pour ainsi dire réveillé. Dans tous les sens du terme. Même les particules d’alcool dans son sang avaient semblé réagir. Ariel était sûr que si on était dans un dessin animé et qu’elles étaient représentées par de petits bonhommes, elles auraient fait tout une série de « Oooh » ou bien de « Aie ! » surpris. Pour son attitude endormie d’il y a quelques instants, le blondinet avait plein d’excuses. Son état habituel était déjà une très bonne excuse, mais il y avait eu aussi pour le coup, le décalage horaire (Baltimore n’étant pas vraiment juste à côté de San Francisco) et le fait qu’il s’était limite catché avec la douane pour récupérer son singe. Il avait beau avoir tous les papiers et l’accord préalable de la compagnie d’aviation, la douane Américaine restait particulièrement tatillonne. Autant dire que batailler dès la sortie d’un long vol avec une bande de types bouchés à l’air patibulaire, ça ne vous remettait pas spécialement en forme. Quoi qu’il en soit, il était maintenant parfaitement réveillé et alerte. Enfin, « alerte », de son point de vue personnel et donc très relatif, s’entend. En gros, il se retrouvait au sol, avec un talon manquant de transpercer son innocent torse, à cligner des yeux comme quelqu’un qui aurait une poussière dans l’œil et en écoutant une fille qui semblait plus que vivante. Et non pas morte, comme il l’avait imaginé brièvement il y a quelques instants. Ariel arrêta subitement de cligner de l’œil et voulut ouvrir la bouche, histoire de dire quelque chose de plus ou moins cohérent et de plus ou moins utile. Mais il n’en eut pas le loisir. Son corps venait de se transformer en cible de fléchettes, criblé de pointes acérées.

Étrangement, s’il ne parla pas, il ne broncha pas non plus. Blondinet avait toujours eu, malgré lui, des rapports compliqués avec la douleur. Quand on se fait mal, on pleure, ou on frappe, de colère, ceux ou la chose qui nous a blessé. Bref, on ne reste pas inerte. Sauf que la plupart des coups qu’il avait reçus dans la vie venaient de sa mère, et qu’il n’avait tout simplement pas pu répliquer. Cela aurait été inhumain. Ignoble. Il n’était pas un ingrat, et il respectait celle qui l’avait mis au monde. Il l’aimait, au fond, aussi. Mais il avait un peu de mal à mettre un nom sur ce sentiment, ou à l’évoquer à haute voix. Après tout, si elle vivait encore, elle était en France et internée actuellement dans un établissement spécialisé. Et elle avait manqué de le tuer. Difficile de parler de relations parents-enfants dans cette situation. Ariel se contentait donc de ranger le souvenir de sa génitrice dans un tiroir, très profondément dans sa mémoire, en l’ignorant presque, jusqu’au moment où il serait temps de la revoir. Madisson, en lui infligeant un tel traitement, venait d’ouvrir le tiroir et d’en sortir une bonne couche de poussière. Alors Ariel ne put qu’attendre, les yeux clos, et lui envoyer un sourire timide une fois que les aiguilles se retirèrent. Comme lors de la découverte de son pouvoir, des souvenirs s’étaient mélangés pêle-mêle devant ses yeux, et la demoiselle avait presque paru rousse, à un moment. Et si la voix de la Fighters le ramena à la réalité, il n’en resta pas moins doux, autant dans son expression faciale que dans sa propre voix, pour lui répondre :

« Je me suis perdu, dit-il simplement, en la regardant. J’étais sur le sentier menant au pensionnat quand l’averse m’a surpris. J’ai juste pensé à me réfugier à l’intérieur et j’ai…hum…atterri ici. »

Ariel ne put retenir une grimace. Aie. La demoiselle ne semblait pas commode, et la réponse qu’il venait de lui donner n’était pour ainsi dire, pas très satisfaisante. Ou plutôt, pas très crédible. Fronçant les sourcils, il tenta de réfléchir à une meilleure réponse. Hélas, la pluie qui manquait de l’aveugler à chaque goutte et les picotements qu’il sentait sur tout son corps ne l’aidaient pas. Ce n’est pas parce qu’il ne bronchait pas quand on le frappait, qu’il n’avait pas mal. Et là, même si ce n’était pas une blessure grave, ça n’était quand même pas très appréciable. Des milliers de petites pointes de douleur, partout sur son épiderme, et qui le tiraillaient toutes ensembles, sans discontinuer…Pas le nirvana quoi. Puis son nez le grattait. Oh, mon dieu. Son nez le grattait ! Non ! Ce n’était vraiment pas le mo…

« ATCHAAAAAAAAAA ! »

…Le moment. Ariel toussota après son éternuement tonitruant et se frotta le nez de façon peu élégante avec sa manche. Pouah. Il n’avait pas pu s’en empêcher, et maintenant, il craignait de rouvrir les yeux et de voir l’étendue des dégâts. Il ouvrit un œil, prudent, et lorgna son attaquante qui avait reculé à une distance prudente. Probablement à la fois par dégoût et pour éviter de se recevoir sur les jambes un déluge de morve et de postillons. Un geste qu’il comprenait tout à fait, quoi. Puis, au moins, paradoxalement, il était enfin libre comme ça. Et il était assis. Ça, il ne l’avait pas remarqué. Il avait dû se relever automatiquement, pour s’essuyer le nez, juste après avoir éternué. Ariel secoua la tête comme un chien qu’on aurait mouillé et se releva. Il fallait qu’il s’excuse au moins.

« Désolé. Pour l’éternuement, je veux dire, crut-il bon de préciser en adressant un sourire timide à la jeune fille. »

Il eut alors une inspiration subite. Un éclat de lucidité. Une conclusion de pur génie.

« Et pour t’avoir dérangée. »

Ouais, en gros, il venait de comprendre qu’il avait probablement interrompu quelque chose, peut-être une sorte de méditation, et que c’était pour ça qu’elle lui en voulait. Il regarda ses mains. Les petits points rouges qui saignaient légèrement dessus prouvaient bien que l’inconnue avait sûrement un pouvoir, elle aussi. Alors peut-être qu’elle s’entrainait, juste avant qu’il arrive. Même s’il ne l’avait pas vu.

Le blondinet eut alors envie de s’excuser de nouveau. Sauf qu’au moment où il faisait un pas vers elle et voulait ouvrir la bouche, il…glissa. Sur une flaque d’eau. Une toute petite flaque d’eau, très facilement évitable, et qu’il n’avait pourtant pas vue. Non loin de là, voyant ce spectacle affligeant, Peanuts se frappa le front avec la paume de sa main. Il n’y avait rien à dire. Vraiment rien. Et l’animal se contenta de regarder d’un air un peu désespéré, son maître étalé de tout son long sur le sol mouillé.

Ariel qui se viandait à cause de l’eau, ça avait quand même quelque chose d’ironique…



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Madisson L. Winston
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MessageSujet: Re: Between sky and clouds. •Libre•   Ven 21 Jan - 21:46

• And the rain come back,
For my sake,
For you misfortune •

Il s'était... perdu ? Une blague ? Ou juste un mensonge ? Madisson ne savait pas quel option prendre pour le coup. C'était bizarre qu'un nouveau se perde, il y avait toujours un Pro pour guider les arrivants. De plus, celui-ci avait l'air vraiment benêt. Comment est-ce qu'elle pouvait penser ce genre de chose ? En premier lieu, son regard. Même si ça ne se voyait pas, la jeune fille avait des années d'expériences -grâce à son frère- pour décrypter un sentiment caché dans les yeux des autres. Surement aussi parce que personne ne pouvait lire en elle. Et son regard à lui, il avait l'air hagard. Enfin, il était hagard. Maintenant, on aurait juste dit qu'il montrait sa débilité profonde. Comme si l'attaque de Maddy l'avait réveillé. Et puis son expression aussi. Une expression à dire "ahah, désolé, je ne t'avais pas vu allongé par terre alors que c'était évident !". Non vraiment, ce type était quelqu'un de bien spécial (non pas dû au fait qu'il était pensionnaire à OUAM !) pour pouvoir raconter ce genre de chose. Et puis ici, c'était le plus haut étage de la pension. La brunette tourna sa tête vers la porte, apercevant une valise et... Un singe ? Ca y est, elle avait mis les pieds dans un zoo. Mais peut-être était-ce son pouvoir ? Elle avait déjà vu d'autre animaux ici mais leur propriétaires en avait besoin pour s'entrainer, ou quelque chose comme ça.
    « ATCHAAAAAAAAAA ! »
Horreur. Horreur et damnation. Surprise par ce geste si brusque de la part du blondin, Madisson se recule, lâchant en même temps le torse de l'intrus. C'était. Vraiment. Dégueulasse. Non mais on ne lui avait jamais apprit à mettre sa main devant sa bouche ? Elle ne lui avait pas fait SI mal que ça pour que ses bras soient invalides ! Répugnant. Une chance, elle n'avait eu ni morve, ni cracha sur elle. Si c'était le cas, il pouvait dire adieu à la vie ce type sortit de nul part. Et en plus, il ne prenait même pas la peine de se moucher et s'essuyer avec un mouchoir, non. Monsieur devait utiliser la manche de son pull pour ça. En plus d'être dérangeant, ce garçon aux cheveux dorés était mal élevé et écœurant. Après avoir secoué la tête tel un animal qui voulait se sécher -chose complètement inutile, la pluie s'était faite encore plus forte depuis quelques minutes- il s'excusa. S'excuser ? Pour lui avoir éternué dessus ? Encore heureux ! C'était tout de même la moindre des choses venant de la part d'un goujat de son espèce. Et pour le dérangement aussi. Brave bête, il avait comprit qu'il devait s'agenouiller devant Madisson pour avoir son pardon. Ou pas. Restons clément envers les ignorants et les imbéciles...
    « Met toi à genoux et je verrais si je te pardonne ou non. »
Ou alors, on restait avec son humeur à tout casser. Être bipolaire comme Maddy, ça avait quelques inconvénients pour son entourage quand même. Un jour ou l'autre, elle tuera vraiment quelqu'un pour l'avoir fait chier... Les gouttes d'eau tombaient encore plus, dégoulinant de part du corps de la demoiselle. Surtout sur ses cheveux. Qu'est-ce que ça pouvait être ennuyant ce genre de choses.

Non, ça l'étais. Ou pas.

Lui, debout, voulait surement prendre la peine de lui faire mille et une excuses qu'elle n'aurait jamais accepté mais non, à la place, il préférait se ramasser de tout son long par terre. Il était assez idiot pour glisser sur ce toit qui était pratiquement anti-dérapant ? Est-ce qu'il le faisait exprès ? Dans ce cas, il devait vraiment avoir quelque chose derrière la tête pour glisser sur une flaque d'eau mise en évidence devant ses pauvres yeux dorés. Il n'empêche que cette simple petite maladresse avait suffit pour faire sourire Madisson. Hein quoi ? Sourire ? N'était-ce pas elle, il y a une micro-seconde, qui avait le regard qui pouvait glacer la pluie, qui pouvait faire fuir un Guardian . N'était-ce pas elle qui, il y a un instant voulait que le blondinet s'agenouille devant elle pour lui accorder son pardon -complètement inutile mais on va dire que c'est symbolique- ? Du coup, elle le regarda un instant puis s'accroupit devant lui. Il avait l'air pathétique. Non, il était pathétique.
    « Où est ton guide ? »
La méthode la plus traditionnelle et celle qui faisait la moins peur : la politesse et la voix douce. Au fond, ce garçon disait vrai, il était nouveau. Et tous les nouveaux pouvaient faire une erreur. Même si celle-ci lui a faillit être fatale. En effet. Maddy n'était plus de mauvaise humeur. Étonnant, n'est-ce pas ?
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Ariel S. Chevalier
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MessageSujet: Re: Between sky and clouds. •Libre•   Dim 23 Jan - 0:17


• Madisson L. Applewood • Ariel S. Chevalier •


Marrant, ça devait faire au moins deux fois en même pas cinq minutes qu’il se retrouvait allongé de tout son long sur le sol. Qui dit mieux ? Ariel, dans les confins de son esprit, entendait presque un petit homme rachitique mais à la voix puissante, qui beuglerait les nouvelles propositions des enchérisseurs surexcités. La situation pouvait toujours être pire, ça, la vie ne s’était pas privée de le lui faire remarquer. Et expérimenter de nombreuses fois. D'où son délire intérieur de vente aux enchères. Ça pouvait aussi expliquer le fait qu’il avait eu la bonne idée de ne pas réagir à cette demande autoritaire. Celle qui lui intimait de se mettre à genoux. Il avait dans l’idée que quelle soit sa réponse (en l’occurrence : une pas très bonne), la demoiselle n’aurait pas apprécié. Le blondinet n’était pas un lâche, non. Mais il avait vécu dans un quartier aussi pourri que chaud pendant quasiment toute sa vie, alors il avait appris à développer une certaine prudence. Il savait que, hommes comme femmes, ils pouvaient tous être dangereux. Son ouverture d’esprit venait peut-être de là d’ailleurs. Quand on savait qu’une donzelle, non, qu’on avait vu qu’une donzelle pouvait foutre au tapis tout une tripotée de soi-disant durs à cuire, on apprenait à mettre ses idées misogynes de côté. Voir à carrément les anéantir.

Ce qu’il avait fait depuis bien longtemps en son for intérieur. Tout être humain pouvait vous faire perdre la vie. C’était une réalité qu’il avait bien comprise. Et, soyons honnête, faire preuve de prudence dans un lieu inconnu et à priori bourrer de gens avec des pouvoirs mystérieux, c’était pas une sinécure. Dans le fond, Ariel était intelligent. S’il avait redoublé, c’est parce que rien que d'arriver entier en classe était difficile, alors suivre le cours et bien étudier chez soi, c’était…ardu. Bon, après, s’il ne le montrait pas toujours c’est parce qu’il y avait l’alcool et que heu, on était pas toujours au mieux de sa forme. D’abord. Mais revenons à nos moutons. Tandis que le jeune homme réfléchissait à un plan de secours, une idée géniale ou n'importe quelle autre solution pour échapper aux foudres de la déesse vengeresse qui se tenait devant lui, cette dernière s’était avancé jusqu’à lui. Hein ? Que ? Quoi ? Comment ça, elle « s’était avancé jusqu’à lui » ? Retenant difficilement un couinement de surprise, il recula un peu la tête et la regarda de travers. Pas le genre de regard qui est hostile ou humiliant, non, juste un regard d’attente inquisitrice. Ce n’était pas de la peur, ni une impatience enfiévrée, juste une sorte de curiosité. De toute façon, il n’avait pas trop le choix. Il lui fallait attendre le prochain mouvement de l’inconnue, pour pouvoir ensuite y réagir. Histoire de ne pas faire -trop- de gaffes quoi. Ah. Elle venait de s’accroupir. Cela ne semblait donc pas être pour le frapper. Quoique. Avec son don non identifié, mieux valait rester sur ses gardes. En revanche, il avait beau eu vouloir se tenir à prêt à tout, la question qui suivit le pris en traître.

« Guide ? Quel guide ? » ne put-il s’empêcher de demander, les yeux ronds.

Quelques secondes s’égrenèrent et dansèrent joyeusement la salsa avant que la lumière ne se fasse dans l’esprit du blondinet. Il se remit debout et se permis de donner la main à la jeune fille pour l’aider à se relever. Ce n’était pas de la galanterie, c’était sa façon habituelle d’aider tout le monde. Si cela avait été un homme, il aurait probablement fait pareil. Pas sûr que ce dernier aurait apprécié en revanche. Mais bon. Il était comme ça, il n’y pouvait rien. Puis, certaines filles non plus n’aimaient pas qu’on les aide. C’était une réaction universelle, et qui pouvait arriver à tout le monde. Une fois que les deux adolescents furent de nouveau sur leurs pieds, Ariel commença son explication. De façon très personnelle. Et avec plein de grands gestes.

« En fait, j’ai été retenu à l’aéroport par les douanes. Ils ne voulaient pas me rendre mon capucin. »

Limite s’il ne faisait pas le mime pour enfant en faisait un petit singe avec ses doigts. Quoi que dans son cas, son imitation avait tout sauf l’air d’un singe. Peut-être le savait-il inconsciemment, car il désigna du pouce Peanuts qui attendait plus loin.

« Je suppose qu’avec l’averse et mon retard, il est retourné à ses occupations, reprit Ariel avec un haussement d’épaule. Et je le comprends. »

Il n’avait pas spécialement regardé sa montre à l’aéroport mais entre le retard de son vol, la mêlée pour récupérer sa valise et l’agrippage avec la douane, il avait dû avoir plusieurs heures de retard sur l’horaire prévu de son arrivée à OUAM.

« Mais je peux me débrouiller seul, hein, enchaîna-t-il un peu précipitamment. »

Faut dire que vu les récents évènements, ce qu’il venait de dire ne semblait pas très, comment dire... « facile à croire ».

« Je t’assure, insista-t-il en la fixant dans les yeux. Ou plutôt dans l’œil, vu le bandeau qu’elle portait. »

Le tutoiement était venu naturellement, comme une évidence. Il avait brisé sa bulle d’intimité, elle lui avait tapé dessus (ou plutôt enfoncé des aiguilles dans la peau), ils étaient copains maintenant. Ou pas. Mais ils n’étaient plus tout à fait inconnus non plus. En tout cas, un lien tordu avait été créé et le vouvoiement lui aurait semblé bizarre désormais. Il avait utilisé le « tu » depuis le début, pour s’excuser, alors autant continuer, vu que cela n’avait pas semblé déranger la demoiselle. Ariel regarda autour de lui puis se gratta la nuque. Avant de finalement laisser tomber ses bras et de déclarer franchement :

« Je. Tu…On ferait mieux de rentrer à l’intérieur non ? Si ça continue on va finir par attraper un sérieux rhume. »

Surtout elle, vu qu’elle était en tenue plus que légère. Alors que de son côté, il avait quand même une veste. Il faillit la retirer pour lui mettre sur les épaules mais se retint. Elle était tellement imbibée d’eau glaciale que cela aurait empiré les choses. A la place, il montra vaguement du bras la porte et partit chercher le manteau belge jeté plus loin. En plein dans une flaque. En voilà un qui ne serait pas utile non plus, pensa le blondinet avant de le rouler en boule et de le fourrer sous son aisselle. C’était froid. Et mouillé. Mais il n’était plus à ça près vu le déluge qui leur tombait sur le crâne. Il passa devant Madisson et s’arrêta quelques pas plus loin, comme s’il l’attendait. Le « Alors ? » interrogatif qu’il lança ensuite confirma cette impression. Il ne serait vraiment pas poli de se mettre à l’abri en la laissant sous la pluie, après tout.

Alors il attendrait sa réponse. Quitte à poiroter longtemps, et à vraiment l’attraper, ce rhume...



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Madisson L. Winston
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MessageSujet: Re: Between sky and clouds. •Libre•   Dim 23 Jan - 14:31

• Something happened
Something happen
And this thing will you. •

Il ne savait pas qu'il avait un guide ? C'était pourtant la première chose qu'un nouveau voyait. Un Pro, celui qui vous fait faire toutes les marches de la pension avec votre valise sur le dos, sous la main ou sur la tête. Enfin, celui-ci avait l'air particulièrement désorienté, si ce n'était pas complètement perdu. Ah non mais... Il l'était. Sinon il ne serait pas ici, logique et normal. A bien le regarder, il n'avait pas l'air d'une grande menace. Un Fighter ? Un Ribirth ? Un Novice ? Quoi que Madisson doutait sur le fait que se soit un Novice, il avait l'air un peu plus âgé qu'elle. Ou alors c'était un demeuré. Et un profond.

La pluie tombait encore et encore, glaçant le corps des deux individus, les trempant aussi bien que si quelqu'un leur avait fait le coup du seau d'eau coincé à entrebâillement d'une porte. Mais ça, Maddy s'en fichait bien. Ce n'était pas sa première fois. Elle était solide. Elle ne tomberait pas malade. La pluie était quelque chose qu'elle aimait bien de toute manière. Et puis, soudain, une main fit son apparition devant elle. Depuis quand il était levé lui ? Bah qu'importe. Elle prit la main, se relevant, et observa le blondinet. La douane ? Qu'est-ce que c'était que cette histoire? Son imagination était vraiment sans limite pour raconter ce genre de connerie ou il cherchait le tout en avance ? Enfin, elle ne le cru pas -d'ailleurs qu'est-ce qu'elle pouvait croire avec une imitation de singe ?- jusqu'à ce que le nouvel arrivant lui montre du pouce la porte d'accès, un peu plus loin. Il y avait bien une valise. Et il y avait bien son singe. AH ! Découverte ! Un capucin, c'était un singe. Ola, ça n'allait vraiment pas pour que Maddy découvre ce genre de chose. Le singe aperçut tout à l'heure avait donc été la cause du retard de son maître dans la pension ? C'était du beau. A quoi servait les animaux de compagnie, franchement, si c'était pour ne causer que des soucis à leur propriétaire.

« Mais je peux me débrouiller seul, hein. »

LOL ? Qui pourrait le croire après qu'il se soit fait les quatre étages de OUAM ? Qui pourrait le croire après qu'il ai fait une glissade monumentale avec juste une flaque d'eau banale ? Est-ce qu'elle pourrait le croire là, maintenant tout de suite ? Eh bien non. Ce genre de personne, c'est ceux qui viennent généralement de quitter un cocon doux et chaud pour vivre la dure réalité de ce monde. Généralement. Il y a des cas, des vrais cas où c'est bien plus que ça. Ou alors c'était de la maladresse naturelle, ou une distraction un peu trop élevé. Mais, qui, à son âge -surement dans les dix-huit, dix-neuf ans- pourrait encore inventer ça ? Quand on devient adulte, ce n'était pas pour rester enfant. Alors les gestes, les caprices, les paroles enfantins, non. Et en plus il se permettait d'accentuer le fait qu'il ne pouvait rien faire seul. Parce qu'en gros, c'était bien ce qu'il disait, même si l'inverse sortait de sa bouche. Dans son cas, ça faisait penser à des moments où on se croûte dans les escaliers parce qu'on a oublié qu'il restait trois marches à faire ou encore à celui où on regarde le ciel alors qu'on est en plein passage piéton. Mais on aurait dit que le regard lancé par Madisson avait dérangé son interlocuteur. Bonne chose.

« Je. Tu…On ferait mieux de rentrer à l’intérieur non ? Si ça continue on va finir par attraper un sérieux rhume. »
« Un sérieux rhume n'a jamais tué personne. Mais fais comme tu veux. »

Olala. Madisson qui commençait à dire un truc de gentil. Oui non enfin, il fallait l'avoué, c'était subtile. Peut-être trop subtile pour le blond -c'est un blond après tout, il ne fallait jamais en demander à ce genre de personne. Elle regarda sa tenue, complètement foutue. Pas grave, elle piquerait un grand T-shirt à son colocataire, il en a trop pour se rendre compte qu'un de ses vêtements a mystérieusement disparu. Finalement, blondin se décida à bouger sans tomber à la renverse, reprenant le manteau beige que la jeune fille avait envoyé valser quelques minutes plus tôt dans une flaque d'eau. Bah, pas si grave. Il fallait simplement le mettre sur le sèche-linge. Et puis, il désigna la porte -enfin, elle cru qu'il désignait la porte, difficile à dire avec son mouvement à demi comateux- comme s'il l'invitait à rentrer. Mais Madisson ne voulait pas rentrer. Elle était bien ici, sur son toit. Le « Alors ? » l'avait un peu réveillé. Elle secoua négativement la tête. Non, elle ne partirait pas. Pas avant qu'elle en ait marre. Pas avant que les nuage ne s'efface. Pas avant que le ciel ne redevienne calme.

« Vas-y. Tu dois encore visiter les bâtiments. Ton guide devrait être quelque part. Au pire tu iras en chercher un autre. »

Un autre. Même si c'était les Pros qui choisissaient leurs apprentis, il n'en restait pas moins que le Pro qui guidait un nouveau c'était aussi la boussole du dit nouveau. Fin au pire, Maddy pouvait bien le lui faire, ce tour des locaux. Oui mais non. Pour le moment elle voulait pas. La pluie commençait à se calmer. Le soleil commençait à montrer le bout de son nez. Un arc-en-ciel commençait à se faire voir. Quel journée pourrie.
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