Les pensionnaires de ONCE UPON A ME sont encore beaucoup plus surprenants que ce que vous pouvez imaginer ...
 
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 Ace. < Grillant 15 cigarettes par jour et toujours aussi con. >

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Chase F. Mayes
HIGHER | .THIS ADMIN WILL BITE YOU.

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CE QUE VOUS NE SAVEZ PAS SUR MOI !
Orientation Sexuelle: Se fait tout bipède humain intéressant.
Surnom: Ace.
Relations:
MessageSujet: Ace. < Grillant 15 cigarettes par jour et toujours aussi con. >   Jeu 20 Jan - 12:14

I NEED TWO DAYS OF OUTRAGEOUS SEX.
I know what it takes to move on
I know how it feels to lie
All I want to do
Is trade this life for something new
Holding on to what I haven't got
This is the new shit.

▬ NOMS : Mayes.
▬ PRÉNOMS : Chase Flynn.
▬ SURNOMS : Chaste, Chaise, Chay, Ace.
▬ ÂGE : 18 ans.
▬ SEXE : Masculin.
▬ DATE DE NAISSANCE : 9 septembre.
▬ ORIENTATION SEXUELLE : Bisexuel.
▬ CLASSE : FIGHTERS.
▬ NATIONALITÉ : Américaine (New York).

▬ DON/POUVOIR : Intangibilité
Le pouvoir de passer à travers les objets solides à volonté. En gros, dès que ça lui dit, où ça lui dit, Chase peut se permettre de traverser un mur pour se balader d'une pièce à l'autre. Rien ne lui résiste, que ce soit les meubles, les fenêtres ou les portes. Seuls les planchers, les escaliers et les plafonds échappent encore à son "talent". Les humains, eux, sont beaucoup trop denses et complexes pour qu'il puisse se permettre de leur passer à travers. Ce pouvoir peut autant servir qu'être d'une inutilité incroyable. Cela dit, ça lui convient bien quand même.

I LIVE FUCKING BLIND.
Chase est le genre de type qu’on ne remarque pas aux premiers abords. Enfin, si … on le remarque. Pas le choix de le voir, de se dire « merde, j’ai déjà vu ce gars quelque part ». Après tout, il y a de cela quelques mois encore, des photos du jeune homme trainaient sur internet et dans les magazines de musique. Pas inconnu des réseaux sociaux, ayant même sa petite bande de groupies personnel, Chase est une personne qui doit continuellement dealer avec son ancienne popularité … mais aussi avec la fatale séparation du groupe. D’un autre côté, avec le temps, Chase a finit par ne plus s’intéresser à ce qu’on peut raconter sur son compte. Il n’a pas d’intérêt particulier pour l’avis des autres et ne s’intéresse pas non plus au regard qu’ils peuvent porter sur sa personne. Chase agit seulement en conséquence de ses envies et de son avis personnel. Le reste est secondaire.

On ne remarque pas Chase dans les situations banales de la vie courante où Bob va à sa séance de yoga avec sa femme et croise un adolescent useless qui se promène dans la rue en fumant même si ça lui gèle les mains et qu’il fait -15°C. Là, Chase sait se faire discret. Lorsqu’il n’a pas envie de parler, de s’intégrer au groupe, d’échanger avec les autres … il ne le fait tout simplement pas. Il ne va jamais se prendre la tête à savoir si les gens veulent qu’il dise un truc ou pas. Les silences pesants peuvent bien avoir lieu, il n’y verra aucun inconvénient majeur. Si l’envie lui prend de parler, alors là … il lancera une connerie qui ouvrira un nouveau sujet ou se contentera de trainer autour de tout le monde, cogner son crayon contre sa chaise ou gratter ses ongles contre les surfaces rugueuses pour les énerver. Ça marche à tout coup.

Au premier regard, comme ça, Chase peut en rebuter plus d’un. Primo, il possède une apparence assez revêche, porte des vêtements ayant vu de meilleurs jours … il traine les pieds et tiens presque toujours entre ses lèvres une cigarette éteinte ou allumée. Il respire l’assurance et l’indifférence pour les gens autour de lui. En général, c’est ce qui fait qu’on ne l’embête pas trop. Deuxio, il a une manière de parler assez franche et ne possédant pas vraiment de forme de politesse. Il s’exprime avec l’accent de NYC. Ayant passé le plus clair de son temps avec des garçons qui bossaient fort pour obtenir de l’argent et s’assurer une vie normale, vous devez aussi vous attendre à ce que Chase ne soit pas très emballé à l’idée d’approcher une personne riche. Bien entendu, si la personne en question est quelqu’un de bien et ne pue pas le narcissisme économique, ça va.

En tout cas, ceux qui se disent « non, celui-là, je lui parle pas » font une grave erreur. Ils ratent une chance de tisser des liens avec quelqu’un de vraiment bien. Chase ne le montre pas tout le temps, mais c’est quelqu’un de généreux. Il tient beaucoup à ses amis, à ses proches. Si jamais quelque chose n’allait pas, il se jetterait à leur secours. C’est le genre d’idiot qui place toujours ses proches avant lui-même. Chase n’est pas un pur connard. Il est chiant, trop direct, nonchalant et pas toujours à l’heure, mais ça ne fait pas de lui quelqu’un d’inconscient. Il est suffisamment humain pour savoir tendre la main à un autre lorsqu’une personne est dans le besoin. Même s’il déteste quelqu’un, même s’il méprise une personne, il réussira tout de même à lui adresser la parole. Il a un contrôle fulgurant de sa personne en temps normal. C’est un type fort, têtu et brillant qui sait se tailler une place quand il le faut et se tailler lui-même quand c’est le mieux. Cela dit, il ne faut pas croire qu’il est parfait. Au contraire, Chase est bourré de défauts. C’est ce qui fait de lui quelqu’un d’aussi intéressant à côtoyer.

D’abord, il est paresseux. Ensuite, il est impulsif. Finalement, il est distrait.

Ne lui demandez pas d’aller vous chercher un truc dans l’armoire, il prendra probablement six heures avant d’avoir trouvé le courage nécessaire pour se lever. Cela dit, lorsqu’il est temps de se défouler dans un sport ou de faire des galipettes, il semble alors être doté d’une toute nouvelle énergie. Chase est un garçon avec une grande rage en lui, vestige des années que l’on n’oublie pas même si l’on désire ardemment écarter le passé de notre vie. Il reste marqué à jamais par certains moments de son enfance et de son adolescence. Ne pouvant ni en parler, ni extérioriser ses sentiments, il se laisse alors gruger de l’intérieur et lorsque ça ne va pas bien, il explose. C’est alors un tout autre Chase qui apparaît … un Chase remplit de stupidité, maladroit et méchant qui ment et qui piétine sur tout ce qu’il trouve. Si quelqu’un lui tiens tête, il en viendra aux poings ou haussera simplement le ton jusqu’à ce que les deux protagonistes en viennent à se balancer des objets dans la gueule. Ce n’est vraiment pas recommandé de se trouver à portée du jeune homme lorsque celui-ci pique une crise. D’un autre côté, il est toujours possible de le calmer. Il faut simplement savoir s’y prendre et ce n’est pas une chose donnée à tout le monde.

Si jamais vous coincez Chase durant une mauvaise journée, il se peut également que vous soyez confrontés à son humeur impassible. C’est une phase de sa personnalité qui n’apparaît pas souvent, mais qui revêt un aspect légèrement effrayant. C’est comme se prendre un gros mur de béton et ne pas avoir la possibilité de récidiver sans se cogner la tête à nouveau. De toute manière, la plupart du temps, Chase est plutôt dans sa bulle de tranquillité. Il traine ici et là en regardant autour et toujours sans être angoissé par quoi que ce soit. Les situations diverses de la vie en pension ne semblent pas eues avoir raison de lui. Peu importe le moment de la journée, dès que vous tomberez sur Chase, vous serez rassurés par sa façon d’être. Il donne envie d’être présent dans la vie des gens parce qu’il dégage une aura de grand frère ou de bon ami avec lequel on peut trainer aisément. Soit il vous tape la discussion, soit il vous écoute avec l’oreille la plus attentive du monde ou il se prend à votre jeu et dégage une certaine forme de charisme.

Malgré son attitude parfois embêtante pour les inconnus et les camarades de dortoir, il ne faut pas douter de la sincérité de Chase dans les situations plus sérieuses. En amour, par exemple, Chase peut autant être un pauvre idiot à en rendre fou n’importe qui qu’une perle qu’on ne voudrait perdre pour rien au monde. Chase n’est jamais tout noir ou tout blanc. Il a sa zone de confort et ses extrêmes et mélange le tout avec une charmante personnalité qui peut plaire à certains et irriter d’autres. Au final, c’est aux gens de se faire leur propre idée de Chase, car celui-ci ne débarquera jamais dans l’optique de mettre du plomb dans la tête de son entourage et de chercher à les forcer à l’apprécier.

Fais ce que tu veux et je ferai ce que je veux, en bref.

PUSH IT TO THE LIMIT.
« Brandy, quinze ans, célibataire, gourmande… Disqualifiée. »

Le jeune homme se prit alors un livre de record Guinness en pleine tête, écourtant ainsi la séance de choix de petite-amie qui agrémentait chacun des weekends dans le petit loft où ils habitaient tous les cinq. Hayden envoya un simple doigt d’honneur au type un peu crade aux lunettes à monture bleue électrique et retourna à ses coupures de journaux, bien fier de ses recherches.

« Non mais arrête ça, qu’est-ce que tes fans penseraient s’ils savaient que t’es un pervers qui regarde les petites annonces ? » plaça le binoclard en remontant ses lunettes sur son nez, l’air un peu lassé des gamineries de l’autre.
« Elles ont quoi de perverses les petites annonces ? C’pas comme si j’me br─ »
« Ouais non j’veux pas savoir. » Coupa-t-il avant d’entendre le désastre phonétique d’Hayden, levant une main pour dire ‘stop’. « Juste que la moitié de tes petites annonces sont des incitations à coucher écrites par des prostituées. »

Hayden dévisagea son ami un moment puis haussa finalement les épaules et balança le journal plus loin, se redressant pour s’ébouriffer les cheveux plus que nécessaire. Le jeune homme en avait dedans … un mètre soixante-douze, de grands yeux gris et une attitude de pauvre idiot. Malgré son énergie palpable et son manque de vocabulaire, il demeurait apprécié de ses fans et savait comment faire pour bien charmer les donzelles qui passaient dans les boîtes. D’ailleurs, il avait sa propre « fan » attitrée qui le suivait à chaque concert et qui se retrouvait bien souvent dans ses bras à la fin de la soirée.

Passons.

« Il débarque quand Chaise ? »
« Qui ? »
« CHAISE. »
« Mais ta gueule… » Lança l’interpellé, debout dans l’encadrement de la porte d’entrée. Il portait des vêtements à l’allure délabrée, une ceinture fixée de studs et un t-shirt qui avait vu de meilleurs jours. Ses cheveux étaient en broussaille, probablement parce qu’il venait de descendre du lit … des tonnes de chaines étaient accrochées à son pantalon déchiré et des lunettes au style douteux reposaient tout au bout de son nez.

« La classe … » balança l’homme aux lunettes, un sourire se dessinant enfin sur ses lèvres. Il s’approcha de Chase en tendant les bras comme un con, ayant l’air de quémander un câlin qui n’avait de toute façon pas lieu d’être. L’adolescent d’en face le fixa attentivement, l’air inexpressif et se contenta de le contourner en lui fichant un bon coup de poing sur l’épaule, rangeant par la suite ses mains dans ses poches. Il traina les pieds jusqu’au frigo qu’il ouvrit, le bras posé contre la porte et l’air encore embrumé par le sommeil.
« Putain Chaise, toujours aussi aimable. »

L’adolescent leva à peine le regard, ses lèvres s’étirant en un tic nerveux. Hayden était mi-anglais, mi-français et s’appliquait dès qu’il le pouvait à rappeler à son ami à quel point son prénom ressemblait au mot « chaise ». Cette façon de s’exprimer si puérile ne semblait pas enchanter Chase qui se contentait d’hausser les épaules ou de plaquer sa paume contre le front du jeune homme afin de le dissuader, en toute logique, de prononcer ce blasphème chaque fois qu’il tentait l’expérience.

Après avoir choppé la pinte de lait et bu une longue gorgée directement du contenant, Chase referma la porte du frigo avec son pied et se tira un banc, s’installant au comptoir. Ses deux amis étaient en train de décortiquer une partition, l’air aussi sérieux que si on leur avait posé un problème mathématique complexe. Perplexe devant ce soudain changement d’attitude, le jeune homme se contenta de les regarder faire, s’extirpant doucement de ses rêves complètement débiles de la nuit précédente.

L’horloge affichait quinze heures.

« olol. »


Il était en train de boire une énième gorgée de la bouteille pleine au trois-quarts quand Sean lui tomba dessus, s’étalant sur ses genoux. Un rire gras résonna du fond de la pièce à travers la musique gueularde qu’on entendait dans toute la maison. Levant les yeux au plafond, Chase repoussa légèrement son ami et remarqua qu’il n’avait pas l’air bien. Le secouant un peu, il prononça son prénom à quelques reprises, mais celui-ci ne répondit que par un regard un peu vitreux. Un sourire en coin se dessina alors sur les lèvres de Chase qui choppa son camarade par les épaules et l’aida à se redresser.

« Attention les gars, y’a de la gerbe à l’horizon. »

Déjà en prononçant ces mots, les autres se bougeaient pour laisser passer Chase et Sean qui sortaient dans la cour. Sean se traina lamentablement jusqu’au trottoir où il vomit une partie de ce qu’il avait engloutit et bu au cours de la soirée. Sourcils froncés, air du mec qui en a vu d’autre, Chase resta debout près du guitariste à attendre qu’il soit soulagé de ses nausées. C’est en regardant un peu n’importe où que l’adolescent remarqua une fille qui titubait doucement pour aller s’appuyer contre le bord d’une voiture. Un drôle de sentiment l’envahit.

« Ça va, tu survies ? »
« J’essaie … » Souffla l’autre en râlant, à genoux sur le trottoir. « C’est bon, tu peux y retourner. Le pire qui peut arriver c’est que je crache l’estomac au complet. »

Un petit sourire digne de Sean apparut sur son visage auquel Chase répondit vaguement, le saluant pour marcher rapidement vers la demoiselle qui se dirigeait tant bien que mal vers la ruelle d’en face. Elle portait des vêtements très cintrés et une mini-jupe qui donnait une vue splendide sur ses cuisses. Chase s’arrêta au croisement de la ruelle et du trottoir, observant la jeune fille qui s’adossait au mur de briques, soufflant sous l’effort qu’elle venait de faire. Elle se mit à rire pour aucune raison valable.

« Arrête de te cacher, je sais que t’es là, blaireau. »

Perplexe à l’appellation à laquelle il avait droit, Chase fit un pas et décida de s’approcher un peu plus. Il s’arrêta devant elle, posant une main contre le mur, leurs visages près l’un de l’autre. Elle lui jeta un regard amusé et laissa échapper un nouveau rire.

« T’es bourrée. »
« Maaais non ! »
« Oui. »

Elle l’observa à nouveau, ses yeux pétillants. Doucement, elle vint placer ses doigts contre la joue du jeune homme qui l’observait toujours avec le même air frisant la neutralité parfaite. Ils se jaugèrent un moment.

« On baise ? »

Il détourna la tête, relâchant le mur, prêt à dégager aux seules paroles qu’elle venait de prononcer. Grognant légèrement, elle attrapa le poignet de Chase afin de l’empêcher de faire un pas de plus. Ses yeux affichaient une certaine forme d’agacement, lui restait de marbre. Le froid couvrait la ruelle ombragée, les laissant légèrement tremblants, secoués par leur propre rencontre après une année entière de sevrage. Ils ne comprenaient même plus ce qu’ils faisaient là. Chase posa les yeux sur elle.

« Tu fous quoi ici ? »
« Aucune idée. J’veux refaire la déco de ma chambre. La brique, c’est le bien … » dit-elle en pouffant de nouveau de rire, ayant l’air d’une pauvre idiote.

Chase libéra son poignet de l’étreinte et se recula de deux pas, rangeant ses mains dans ses poches. Elle n’avait pas changée, elle était toujours aussi belle. Il n’arrivait pas à sentir pour elle le même désir qu’avant. De toute façon, ce n’était que ça entre eux. Du désir, du désir de pauvres cons. Du désir qui ne rime à rien, qui prend fin après un passage au lit. Ils se comprenaient mal, ils se parlaient à peine et quand ils le faisaient, ça se terminait toujours dans des ennuis pas possibles.

« Marrant. »

Elle fit la moue, déçue qu’il ne possède pas le même sens de l’humour qu’elle.

« Toujours aussi nul. »
« Toujours aussi chiante. »

Il se surprit à sourire. Elle se surprit à répondre à ce sourire. Ils se regardèrent à nouveau, sans réelle envie de s’approcher. Elle avait grandit, finalement. Lui aussi. Elle haussa les épaules, s’approcha et déposa un fin baiser sur ses lèvres. Il la regarda simplement et la laissa marcher vers la maison. Soupir.

On and on and on and on.


Il posa ses doigts dans les cheveux ébouriffés, leurs corps entrelacés souffrant des activités de la veille. Chase avait survécu à deux concerts de suite, ses doigts étaient rouges et ses épaules craquaient dès qu’il faisait un mouvement brusque. Amy l’attendait sur le pas de la porte, venant tout juste de retirer ses talons hauts. Il la prit dans ses bras, elle posa sa joue contre son torse.

La nuit s’était déroulée entre caresses et étreintes, le tout dans une espèce de frénésie qui accompagne l’état de sommeil le plus léger. Ils riaient sans savoir pourquoi, elle devait être shootée. Lui aussi, mais pas à la même drogue. Il était quatre heure quinze quand elle posa enfin sa tête contre le ventre de son mec, s’endormant comme une pierre. Il tendit le bras pour attraper son paquet de clopes et s’en alluma une, fumant en fixant le plafond, la lumière de l’été étant sur le point de poindre à travers les rideaux de la fenêtre.

C’était la deuxième fois qu’elle venait le rejoindre après le « boulot ».

Il dormit une partie de la journée et elle aussi, mais lorsqu’il se réveilla, Amy avait déguerpit. Les membres engourdis et l’esprit chapardé, il s’étira lentement et s’extirpa des couvertures encore tièdes. Le téléphone sonna comme s’il avait demandé à ce qu’on le réveille. Chase se traina paresseusement vers le téléphone qu’il décrocha sans trop de peine.

« On vient de décrocher un contrat d’enfer. J’te jure, Hayden en est presque à la phase de se rouler parterre. Tu devrais venir. »
« Cool. »
« C’est tout ce que t’as à dire ? »
« Ouais, non. Pardon. Je viens de me lever, là. »

Tous savaient à quel point le jeune homme était passionné par le sommeil. S’il avait pu, il aurait sans doute passé toute sa vie écrasé dans son lit, ensevelit sous une tonne de couvertures à roupiller des heures et des heures. Par moments, avant de s’endormir, il se faisait la réflexion débile de penser qu’il ne se réveillerait peut-être plus jamais. L’humain est bizarre, tout de même.

Chase se gratta le torse, toujours debout avec le téléphone dans les mains. Il laissa échapper un bâillement et arqua légèrement la tête vers l’arrière histoire de vérifier si sa nuque supporterait le choc. Constat : O.K.

« Bref, je vous rejoins tout à l’heure, le temps de trouver des fringues dans ce bordel. »
« Ça roule. À plus tard. »


Il détestait les hôpitaux, les cliniques médicales, les médecins, le blanc et le bleu malade. Sa jambe sautillait nerveusement contre le sol alors qu’il attendait. Il posait le regard sur sa montre à toutes les cinq minutes. C’était long. Trop long.

Il était en colère, en rogne pas possible. Le genre de colère qui donne envie de tout balancer par la fenêtre. Cela faisait déjà deux fois qu’elle lui parlait d’amour, de l’idée de se placer en couple « pour de vrai ». Son petit air de chat battu l’avait au départ touché, il s’était sentit dans l’obligation d’au moins accepter de l’écouter. Toutefois, cela ne l’empêchait pas de penser que ce n’était pas possible entre eux. Il ne l’aimait pas, il ne l’avait jamais aimée. À ses yeux, c’était son amie. C’était la fille qui l’attendait devant la porte quand il rentrait. Voilà tout.

Son petit regard innocent et ses questions étranges avaient pris tout leur sens lorsqu’elle lui avait annoncée qu’elle vivait un « imprévu ». Au départ, il n’avait rien saisit. Après tout, qu’y avait-il à comprendre de cette parabole ? Après quelques secondes de silence pesant, elle avait pris son courage à deux mains et lui avait annoncé qu’elle était enceinte.

Sur le cul.

Il n’avait pas pu supporter l’idée. Peut-être parce qu’il se sentait naze. Le genre de gros naze qui n’a pas réfléchit, qui se croyait invincible. Le genre de gros naze qu’on est à seize ans, quoi. Bref, le choc passé, il lui avait bien vite brisé ses illusions. Elle avait été déçue, elle avait fondu en larmes, puis elle s’était faite une raison. Puis, avec Chase en colère, ça n’aidait pas à avoir envie d’avoir des rêves. Il avait été franc, après tout. Franc comme seul lui était capable de l’être.

« Tu veux avoir un bébé alors que t’es à la rue trois jours sur quatre ? Tu comptes faire comment pour t’en occuper ? Puis on ne parlera pas de tes petites activités. Faudrait que t’arrêtes de bouffer du sucre si tu veux qu’il soit en santé. Pour un peu, il sera peut-être juste mort avant d’avoir été engendré. »

Il s’était pris une baffe, encore.

C’était donc cet évènement qui l’avait mené à joyeusement accompagner Amy à la clinique afin de supprimer l’erreur dans le calcul. C’était comme ça qu’il l’appelait dans sa tête. La vérité était qu’il aurait voulu se biffer de l’équation lui-même … Pourquoi ? Parce que c’était lui l’erreur. Surlignez-moi en jaune qu’on me discerne bien, j’ai envie que tout le monde le sache, ça m’aidera à avaler la pilule, pensa-t-il.

Amy sortit enfin de la petite salle. Elle avait l’air anéantie, ses yeux étaient cernés à cause du manque de sommeil depuis des jours. C’était dur, pour une fille. Enfin, il imaginait … n’étant pas de cette section du genre humain. Elle lui jeta un regard sombre, voire même vide et s’empressa de marcher vers la sortie après avoir pitoyablement remercié le médecin en charge. Chase se redressa dans l’intention de la suivre, mais il se prit au mur qu’était le « nouveau petit-ami » attitré d’Amy.

Avant de diriger son poing aiguisé dans la figure carrée de ce type, Chase convint de quitter la clinique. Il traina un moment dans les rues, perdu dans ses pensées et sa colère inutile.

Mauvais, tout ça.


« Psychic spies from China
Try to steal your mind's elation
Little girls from Sweden
Dream of silver screen quotations
And if you want these kind of dreams
It's Californication …
»

Chase s’amusait avec sa basse, clope coincée entre les dents, l’air blasé. Hayden tapait sur sa batterie avec son énergie habituelle. Sean jouait avec un yo-yo en discutant avec Blade qui espérait soigner son mal de gorge en buvant un bidon d’eau plate. Puis, tout au fond, assit à la table aménagée à cet effet, Ethan jouait aux cartes tout seul. C’était une journée comme les autres où le groupe se réunissait pour les pratiques. Par moments, les pratiques devenaient lourdes et alors les cinq se laissaient chacun dans leur coin à faire ce qu’ils faisaient de mieux – ou pas.

La musique qui jouait dans l’haut-parleur était toujours la même. Probablement parce que c’était Ethan qui avait apporté le disque et qu’il n’avait prit le temps d’y insérer qu’une chanson. Il avait dû voir un truc à la télé et ça lui avait simplement atomisé le cerveau. Il avait alors oublié de compléter le transfert. Bravo, Ethan.
Les autres ne semblaient pas s’en plaindre. Enfin, jusqu’à ce que Blade gueule à Hayden de lâcher ses baguettes trente secondes qu’il puisse calmer son mal de tête.

Hay’ posa les yeux sur sa batterie d’un air déçu.

« Arrête, je te l’ai pas confisquée, quoi. »
« Faudrait pas parce que je me priverais pas pour t’arracher les cordes vocales une à une. »
« Oh oh, on se calme les enfants ! » scanda Sean en balançant les bras en l’air. Le rouquin semblait ne plus savoir où donner de la tête … si bien qu’il envoya son yo-yo dans la gueule de Blade.
« Putain mais ça fait mal !!! »
Les trois autres se mirent à rire, ce qui détendit un peu l’atmosphère. Seul Chase continuait de mumuser avec ses cordes, installé sur une chaise parce que trop paresseux pour tenir debout. Les autres se turent, le temps d’écouter sa nouvelle ligne de basse.

« Pas mal. »

Ethan en profita pour prendre sa guitare, tentant un rythme qui collait bien et les autres choppèrent aussi leur matériel afin de sceller l’idée générale. Ils jouèrent un moment, se fondant dans le décor, dans les sons, les notes, le rythme. Blade se mit à chanter malgré sa gorge douloureuse et ils passèrent des heures à assembler les morceaux, donnant naissance à un nouveau puzzle.

« Faudra retravailler le pont, mais sinon ça me plait bien. »
« Moi aussi … » balança Sean en baillant longuement, ce qui permit à Ethan de reprendre son yo-yo et de le ranger dans sa poche.

Blade sortit ses clés et tout le monde prit pour acquis que la « séance » était terminée. Ils montèrent à bord de la voiture en se bousculant. Hayden réussit à prendre la place du devant tandis que les trois autres se tordaient dans tous les sens pour trouver une position confortable sur la banquette arrière. À un moment, Sean posa le regard sur Chase et lui envoya son plus beau sourire.

« Quel dommage… je vais être contraint et forcé de poser mes fesses sur tes cuisses … »

Chase se contenta de lui jeter son blouson sur la tête, l’empêchant ainsi de le regarder à nouveau avec sa tête d’idiot d’irlandais. Sean éclata de rire, restant bien entendu de son côté sans toucher son ami grognon. Ils se mirent en route vers le loft, certains lançant ici et là quelques remarques salaces auxquelles les autres répondaient de manière crue et exagérée. Blade grognait faiblement en leur disant d’arrêter de jacasser, son mal de tête continuant de l’assommer et Chase observait le paysage par la fenêtre. Il était aussi le seul dont la ceinture de sécurité n’avait pas été attachée. Entêtement quand tu nous tiens …

La pluie tombait drue depuis maintenant vingt minutes quand un ivrogne décida de changer de voie brusquement, se dirigeant tout droit vers eux à une vitesse vertigineuse. Blade tenta tant bien que mal de dévier du chemin droit, mais il était trop tard. L’impact fut fatal … la voiture fit quelques embardées et se retrouva dans le fossé. Il ignorait comment, mais dans la rapidité de l’impact, Chase se retrouva projeté vers l’avant… traversant littéralement les deux voitures pour atterrir sur l’herbe plus loin. Tout ses membres lui faisaient affreusement mal, il avait surement deux trois côtes de brisées … mais il était en vie.

Un passant composa le 911. Dans les dix minutes qu’il fallut aux ambulances pour débarquer … Chase s’était déjà évanouit.

Le noir total.


« Écoute, nous avons toujours fait ce que nous avons pu pour t’aider, mais là si tu nous fais la gueule, tu te retrouveras tout seul. »
« Je suis déjà tout seul. »

Un silence pesant s’abattit dans le petit bureau. L’homme qui était installé devant Chase fit tourner légèrement sa chaise en cuir noir, mordillant son stylo d’un geste nerveux. C’était un homme d’un certain âge, les cheveux noirs et les yeux couleur nuit. Il avait la barbe naissante et une apparence plus qu’intéressante. Une photo sur le bureau représentait sans doute sa petite famille. Chase n’en faisait pas partie. Chase était la roue de secours, le troisième enfant de la quatrième voisine. Vous l’aurez tous compris, bien sûr. Chase était son neveu.

« Ça fait deux fois que la police nous contacte parce que tu t’es battu avec des gens douteux. La dernière fois, le garçon qui s’est retrouvé à l’hôpital a faillit perdre la vie. » Dit l’oncle en posant un regard sérieux sur son neveu. « Tu es toujours sortit on ne sait où, tu n’appelles plus jamais et tu traines avec de la racaille. Sérieusement, tu nous fais honte. »

Carlisle reçut comme seule réponse un rire remplit de sarcasme. Il haussa les sourcils, absolument étonné de voir que le jeune homme ne semblait posséder aucun remords. Il comprit par la suite lorsqu’il remarqua le vide dans son regard et qu’il vit son poignet trembler en voulant poser sa cigarette au coin de ses lèvres.

« Tu as besoin de repos, d’être entouré et encadré. De plus, si tu as survécu à cet accident … c’est que tu es spécial. D’après ce que tu m’as raconté et ce que les enquêteurs ont déduits des faits … quelque chose cloche. Je pense qu’il faudrait que tu intègres cette pension-là. »

Chase ne posa même pas les yeux sur le dépliant que son oncle lui tendait. Il se contenta de fixer le mur plus loin en avalant une bouffée de fumée, dosant son énergie pour s’empêcher de craquer et d’envoyer valser le paquet de feuilles bien empilées sur le coin du bureau directement dans le mur. Son oncle sembla accepter la colère qui montait manifestement dans le corps du fils de sa regrettée sœur. Il se redressa doucement. « Songes-y. Ça pourrait te sauver … »

Il le laissa en plan dans le bureau immaculé. Seul avec lui-même.

Pay your surgeon very well
To break the spell of aging
Sicker than the rest
There is no test
But this is what you're craving.

ASDJSKDHASD.
▬ COMMENTAIRE : Nada.
▬ AVATAR : Gokudera Hayato de Katekyo Hitman Reporn.
▬ DOUBLE-COMPTE : NOWÉ.




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MessageSujet: Re: Ace. < Grillant 15 cigarettes par jour et toujours aussi con. >   Lun 24 Jan - 4:04

Alors, tu dis que je suis le meilleur, mais tu l'es tout autant.
J'ai adoré ta fiche de haut en bas, de droite à gauche.
Ton personnage est tout simplement excellent~
L'histoire est drôle, triste, remplit de suspense par moment et j'aime.
Sincèrement, je ne vois pas pourquoi je te validerais pas.
Donc, tu es validé avec plaisir!

Je veux un rp avec ton personnage aussi~
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MessageSujet: Re: Ace. < Grillant 15 cigarettes par jour et toujours aussi con. >   Lun 24 Jan - 4:06

Merci, ça me touche -dies-

Puis pour le RP ... Trop oui quoi.



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Hizu Letter
▌TOUJOURS PAS DE RANG ?

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MessageSujet: Re: Ace. < Grillant 15 cigarettes par jour et toujours aussi con. >   Dim 30 Jan - 17:18

" Inglorious bastard" ...XD n'empêche,c'est vraiment un bon film.
Très jolie préso'
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MessageSujet: Re: Ace. < Grillant 15 cigarettes par jour et toujours aussi con. >   

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Ace. < Grillant 15 cigarettes par jour et toujours aussi con. >

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