Les pensionnaires de ONCE UPON A ME sont encore beaucoup plus surprenants que ce que vous pouvez imaginer ...
 
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  « Moi, plus tard... » [PV Madi]

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Kaeri Tronbeerh
LittleBoyishGirl»
I'm a BOY
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MessageSujet: « Moi, plus tard... » [PV Madi]   Sam 29 Jan - 20:09

    La pluie dehors n’avait rien d’attractif ce matin là. Elle coulait à flot, sans s’arrêter, ne laissant pas une seule minute de répit à la terre qui, inondée, devenait boueuse. L’eau créait de petits ruisseau dans les chemins de terre, se faufilait dans les égouts, elle glissait dans les fissures des bâtisses fragilisée par le temps. La corrosion créait les falaises, les rochers, elle taillait le sol et lui donnait sa forme. Comme si les larmes du ciel étaient un acide qui se chargeait de modifier la surface de la terre pour ne pas lasser l’homme de son immense beauté.

    La main posée sur la fenêtre de sa chambre, vêtu d’un pyjama, Kai regardait le temps s’acharner contre la nature. De temps à autre, un orage traversait le ciel et éclairait son visage inexpressif. Ses cheveux bruns étaient en bataille et plusieurs épis se dressaient fièrement sur sa tête, défiant la loi de la gravité. L’enfant soupira, ce qui fit apparaître de la buée sur sa vitre. Cela faisait déjà trois jours qu’il était présent ici et il n’avait eu toujours aucun signe de vie d’un quelconque professeur qui puisse être apte à lui apprendre la maîtrise de son pouvoir.

    Kai recula de quelques pas, retirant sa main de la vitre. Il posa simplement ses fesses sur son lit et continua d’observer le ciel de là où il était. Il ignorait depuis combien de temps il était dans sa chambre à ne rien faire, attendant simplement que le temps passe. Sa famille lui manquait, Alicia lui manquait, aussi. Il espérait qu’elle ne s’ennuyait pas trop et qu’à l’école elle ramenait toujours de bonnes notes. Dans la lettre qu’il avait reçu, elle lui avait dit qu’elle avait gardé ses allumettes et ses feux d’artifice, et qu’ils les allumeraient ensemble à son retour. Kai toussa, et se releva, allant vers son armoire pour se prendre des vêtements ; il se sentait un peu fébrile, peut-être avait-il le mal du pays. C’était la première fois qu’il était séparé des siens et ne savait pas trop comment gérer la situation. Il choisit un simple jean, enfila un tee-shirt blanc ainsi qu’une chemise à carreaux, bleue et blanche. Il referma la porte de l’armoire et s’observa un instant, droit dans les yeux. Sa main se posa sur son petit torse, où ses doigts se crispèrent sur le tee-shirt. Il ne voulait pas grandir. Maîtriser son don le ferait obligatoirement passer par l’étape de l’adolescence et plus loin encore. Il avait peur.

    Enfilant ses chaussettes et ses chaussures, il passa sa sacoche en bandoulière et s’élança hors de sa chambre. Il traversa les couloirs, ne prêtant aucune attention aux autres élèves, ne daignant même pas de répondre quand on le saluait. Certains pestaient, d’autres haussaient les épaules. Mais personne n’arrêtait l’un des élèves les plus jeunes -en apparence- et des plus petits aussi. Tous se contentaient de dire qu’il était bizarre, et qu’il n’en valait pas la peine. Kai se disait la même chose à leur sujet ; ils étaient tous bizarres, et n’en valaient pas la peine. S’arrêter pour discuter avec eux ? Aucun intérêt.

    Arrivé dans le hall principal, Kai s’amusa à descendre les marches en sautant trois par trois. Sur la dernière marche, il s’arrêta et observa les alentours, curieux. Il n’y avait pas quand monde. Que faire ? Sortir, malgré le temps ? Ou continuer son exploration du pensionnat ? Jetant un bref regards vers les élèves qui revenaient de l’extérieur, il jugea préférable de rester au sec. S’éloignant dans le hall, il regarda rapidement les couloirs voisins, puis revint finalement sur ses pas et monta les marches deux par deux, s’arrêtant au premier étage. L'envie d'aller aux toilettes le pris soudainement et, sans réfléchir, Kai entra dans les toilettes des filles. Il n'était pas habitué à ce que personne ne le regarde comme une fille et avait conservé ce réflexe acquis durant les années précédentes, où tout le monde l'appelait "Mademoiselle". Sauf qu'une fille à l'intérieur, elle, ne le voyait pas du même oeil et lui balança sa brosse à la figure en le sommant de quitter le planche avant qu'elle ne lui fasse boire l'eau des chiottes. Ne réagissant pas plus que ça, Kai fut éjecté à coup de boules en plastique. Cette fille avait un étrange pouvoir. Sans demander son reste, Kai reparti en courant vers le rez de chaussée et se perdit dans un couloir. Il manqua de percuter quelqu’un à qui il n’adressa aucun regard, et poussa la porte voisine. Quand il l’ouvrit, il se retrouva dans l’amphithéâtre. Il n’y avait personne.

    La salle était immense et le laissa bouche bée pendant un instant. Il n’avait jamais vu de salle aussi grande de toute sa vie et était impressionné. Combien de personnes pouvait-elle contenir ? En quelles occasions l’utilisait-on ? Descendant lentement vers la scène, il s’amusa à compter le nombre de rangée qu’il passait et s’arrêta au bout de vingt, captivé par la hauteur de la scène ; c’est qu’elle était grande, et elle faisait bien sa taille en hauteur. Il se plaça juste devant et essaya de monter ; passant ses bras sur le bord, il voulu se hisser, mais n’y parvint pas. Kai soupira, agacé, et retenta le coup après avoir expédié son sac sur scène. Décidément, il était… petit. Il tomba sur les fesses. Regardant autour de lui, il repéra les escaliers sur les côtés de la scène et s’y dirigea pour monter.

    Quand il fut au centre de la scène, il put encore plus contempler la salle et son cœur s’emballa légèrement. Ca devait être stressant de jouer devant autant de monde, d’affronter tous ces visages, qui te regardent, te scrutent, guettent le moindre de tes faits et gestes… Kai recula de quelques pas, et se plaça au fond de la scène. Il s’accroupit et passa ses bras autour de ses genoux, s’imaginant jouer une pièce de théâtre ici même. Un homme, bien sûr. Un prince, qui sait chanter en plus. Il s’imaginait combattre des monstres et des dragons, sauver un village entier et se faire acclamer par le publique pour son incroyable interprétation. Mais tout cela, Kai le savait, resterait un rêve. Cachant son visage dans ses bras, il resta un moment immobile, à ne rien faire, songeant juste à tout un tas de choses, sans but précis. Dix minutes. Vingt minutes. Le temps passait, mais Kai ne le calculait même plus.
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Madisson L. Winston
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MessageSujet: Re: « Moi, plus tard... » [PV Madi]   Jeu 3 Fév - 21:14

• I will grow up as I want
With my mind
With my pain. •

C'était dingue le nombre de personnes qu'il pouvait y avoir à la cantine. Ce n'était pourtant pas l'heure de manger ? Bah, qu'importe. Ca n'intéressait que moyennement Madission qui, devant l'hystérie totale de ses camarades devant les pains aux chocolats, traça sa route, ni vue, ni connue. Eh bah quoi ? C'était normal comme réaction. Elle ne voulait pas se faire écraser par la foule qui désirerait tôt ou tard par quitter la cantine quand il n'y aura même plus une pomme à se mettre sous la dent.

Alors elle entra dans la première pièce de l'étage qui lui tombait sous la main. Bon choix. L'amphithéâtre était vide en plus. Quand on ne désirait que la solitude, cet endroit était le meilleur qui puisse exister. Calme. Aucun bruit. Incroyable comme cet endroit pouvait calmer le pire des ronchons - exception à ce cas : Clyde. Vu de l'entrée, la salle était plutôt impressionnante. Un truc à faire fuir les timides. Un truc à faire monter une poussée d'adrénaline aux plus courageux qui osaient se mettre sur scène, pour faire un show. N'importe quel sorte. Même si les concerts étaient plus fréquent. Parce que les pièces de théâtre, ce n'était pas tellement en vogue chez les pensionnaires. Même si Maddy aimait bien. Le Shakespeare ne lui faisait pas peur du tout, encore moins du Molière. Merci à Victor pour ses cours particuliers.

Puis voilà quoi. Cet endroit, rien que parce qu'il n'était pas souvent saturé de gens, elle l'aimait bien. La tranquillité qu'elle cherchait depuis un long moment, autre endroit que sa chambre. Non mais, elle l'aimait aussi sa chambre. Mais c'était quand même bien un lieu pratiquement inconnu. Alors elle marcha le long d'une allée. Elle regardait les rangées de chaises, nickel. L'endroit devait être lavé aussi souvent que les salles de repos. Et puis enfin, Madisson arriva sur la scène. Il n'y avait rien, ni personne à première vue. Alors elle en profita pour regarder la vue d'ici. C'était... stressant. Même s'il n'y avait personne, c'était tout de même un gros moment de trac d'être seule sur la scène. Comme si le cerveau faisait tout pour faire croire qu'il y avait des gens de partout.

Elle se recula finalement. Pour avoir une vue restreinte sur tout. Pour être moins stressée. Pour que son coeur batte moins vite, même s'il n'y avait aucune raison à ce que son pouls s'accélère. Chtonk. Hein ? Quoi ? C'était quoi ce Chtonk ? Elle venait de bousculer quelqu'un ? Elle tourna sa tête à presque 180°. Ah oui, en effet. il y avait quelqu'un. Un... Un garçon ? Vu que Maddy ne voyait que le haut du crâne, elle en conclut que c'était un garçon. Elle s'abaissa alors à sa hauteur. Il avait caché son visage enter ses genoux et ses bras. Comme c'était mignon. Oui enfin, il n'allait pas rester comme ça indéfiniment. A la fin, il allait crier à la mort à cause de ses crampes.

« Hey. Est-ce que ça va ? »

Les habitudes reprennent le dessus. Parce que c'était un goss. Ouai, un enfant, alors elle devenait gentille. Elle voulait l'aider à aller mieux. Comme elle a pas pu le faire avec son fère. C'était con la vie quand même.

« Tu vas finir par avoir des crampes à rester comme ça. »

Pure vérité voyons. Bon sinon, est-ce qu'il comptait bouger ?
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